FR - Troyes Champagne Métropole

Cultureel ,  Via de weg in Payns

Bouilly © Daniel Kaufmann (7).JPG
  • Troyes Champagne Métropole recèle beaucoup de charmes et d’atouts touristiques avec un patrimoine d’exception, une nature préservée et mille et une activités et découvertes !

    Circuit cofinancé par le Comité de Tourisme de la Région Troyenne.
    Le CTRT crée en 1978 évolue en contribuant de différentes façons à la promotion touristique des communes qui améliorent sans cesse la qualité de vie de leurs habitants.
    Il participe à l'organisation du jury de fleurissement et à différentes opérations de promotions et de mise en valeur du patrimoine touristique aux côtés de Troyes Champagne Tourisme.
Bezienswaardigheid
1 Payns
Payns était le fief du seigneur Hugues de Payns. Ce nom ne vous dit rien ? C’est pourtant un haut lieu de l’histoire des Templiers…
Nous sommes à la fin du 11° siècle, le tombeau du Christ tombe aux mains des Turcs. Une première croisade est alors organisée pour rouvrir la route de Jérusalem, et l’accès au tombeau. Dès lors, Hugues de Payns décide de s’installer définitivement en Orient pour diriger une troupe de chevaliers dont la mission sera de protéger les pèlerins. En 1120, avec l’appui du roi Baudouin II, il fonde la milice des Pauvres Chevaliers du Christ, qui sera plus tard rebaptisée Ordre du Temple. Officialisé en 1129 par le Concile de Troyes, l’ordre reçoit à la même occasion sa règle, influencée par Bernard de Clairvaux.
Des fouilles ont été effectuées en septembre 1998 sur le site de la Commanderie d’Hugues de Payns. Elles ont permis de mettre à jour différentes fondations d’une chapelle et d’un corps de ferme, ainsi que des fragments de colonnettes et de carreaux. Mais surtout, un trésor monétaire de 708 deniers du 13° siècle !
Découvrez ou redécouvrez la création et l’histoire des Chevaliers du Temple en visitant le Musée Hugues de Payns, ou Musée des Templiers, au cœur même du village.
Payns se souvient de son histoire, et pas seulement des Templiers, comme en témoigne le Soldat Poilu, qui commémore ses « enfants morts pour la France » entre 1914 et 1918, ou encore la stèle aux 4 fusillés du 22 août 1944.
Ne manquez pas non plus de visiter l’église de l’Assomption de la Vierge, avec sa nef, son transept et son clocher, qui rappellent les effervescences gothiques. Sa Vierge à l’enfant et sa Piéta, toutes deux datées du 16° siècle, sont classées Monument Historique.



2 Montgueux
La commune de Montgueux est située sur une colline qui surplombe la plaine de Troyes. Si elle offre un très joli panorama de la ville, elle est aussi une terre de légendes…
Ce sont notamment le Château de Montgueux, érigé en 1512 et détruit à la Révolution, ou encore l’église de l’Exaltation de la Sainte Croix, datée du 16° siècle, qui ont donné naissance à ces nombreuses fables populaires. L’église, avec ses magnifiques vitraux 16ème, son mobilier classé Monument Historique et ses croix gravées sur ses murs, n’y est pas étrangère…
De ces contes, on retient surtout la légende du Mont Chirac :
« Au Moyen-Âge, un château-fort dominait le Mont Chirac ; un baron en partageait l’austère solitude avec sa fille Clotilde. Mais Clotilde était déjà une enfant émancipée. Déguisée en bergère, à l’insu de son père, elle allait au-devant de Thibault, Comte de Champagne. Une nuit, veille de Noël, elle disparut avec lui. L’année suivante, à l’approche de Noël, une lueur effrayante embrasa tout le château. L’Evêque de Troyes fut appelé à faire l’exorcisme de ce lieu hanté. Le lendemain, un énorme dragon sortit du château disloqué qui s’abîma aussitôt dans le Trou de Chirac. Il n’en resta qu’une seule pierre portant l’inscription : « Passants, faites une prière pour la pauvre Clotilde ».
Il paraitrait même que la commune abrite un trésor ! Quelque part entre Montgueux et La Grange-au-Rez, se situait autrefois le Couvent de Sainte Croix. Au 15° siècle, en voyant approcher des pillards, les moines qui y habitaient auraient enfoui leur trésor, qui demeure introuvable…
Mais Montgueux est surtout connue pour ses vignes : ses 186 hectares de parcelles classées en Appellation Champagne lui ont d’ailleurs longtemps valu le surnom de « Montrachet » de Champagne. Et saviez-vous que le vin produit au Japon est originaire… de Montgueux ? En effet, il s’agit du terrain d’expérimentation de Charles Baltet, un célèbre pépiniériste Troyen. Au 19° siècle il enseigna l’art de la vigne à deux hommes japonais, qui développèrent en 1876 le vignoble de Yamanashi. Ce dernier produit aujourd’hui la moitié du vin de l’archipel !
3 Fontvannes
Les communes de Fontvannes et Estissac, situées dans le Pays d’Othe, sont l’endroit l’idéal pour déguster… le bon cidre du Pays d’Othe ! Toutes deux détentrices du Label Villes et Villages Fleuris, elles prodiguent un cadre de promenade champêtre des plus agréables.
Commençons par Fontvannes : en 1019 la commune s’appellait Fons Vennae. C’est là que se trouve la source la plus importante de la Vanne.
Elle dispose d’un lavoir, dit « lavoir-halle ». Récemment restauré, celui-ci est façonné de poutres en bois qui vous rappelleront les célèbres maisons à pans de bois de la ville de Troyes.
Son église Saint Alban, en surplomb, offre une vue dégagée sur les collines du Pays d’Othe. Son retable en bois, qui représente le jugement dernier, est unique dans le département ! Fontvannes abrite également des sites archéologiques datés du paléolithique et du néolithique !
Passons à Estissac, car elle aussi a de quoi susciter la curiosité…
Son église Saint Liébaut, ancien nom de la commune, date du 18° siècle, comme en atteste son portail de style néo-classique, très prisé à cette époque. Elle compte une douzaine d’œuvres classées Monument Historique, mais vous y trouverez aussi une représentation d’une légende locale : Saint Loup écrasant la chair salée. Ce dragon vaincu par Saint Loup au 5° siècle fut, paraît-il, conservé dans un coffre rempli de sel, et c’est de là qu’il tint son nom. Dès lors une procession fut organisée chaque année jusqu’au 18ème siècle, où défilait la chair salée dans les rues de Troyes. Elle faisait le tour des différentes églises du centre-ville. La Halle de la commune, chef-d’œuvre de charpente érigé au XVIIè siècle, vaut aussi le détour.
Si le château de Saint Liébaut est aujourd’hui détruit, le Domaine du Moulin d’Eguebaude, quant à lui, peut être visité.
Ne manquez pas non plus le lavoir dit « à cage ouverte », qui jouxte la place Caroline. Construit en briques, à cheval sur la Vanne, il est le fruit d’une réflexion à la fois esthétique et pratique.
Enfin, d’après les derniers travaux historiques et archéologiques, ce serait aux alentours d’Estissac qu’aurait eu lieu la fameuse bataille des Champs Catalauniques, où les Huns furent vaincus en 451.
4 Estissac
Les communes de Fontvannes et Estissac, situées dans le Pays d’Othe, sont l’endroit l’idéal pour déguster… le bon cidre du Pays d’Othe ! Toutes deux détentrices du Label Villes et Villages Fleuris, elles prodiguent un cadre de promenade champêtre des plus agréables.
Commençons par Fontvannes : en 1019 la commune s’appellait Fons Vennae. C’est là que se trouve la source la plus importante de la Vanne.
Elle dispose d’un lavoir, dit « lavoir-halle ». Récemment restauré, celui-ci est façonné de poutres en bois qui vous rappelleront les célèbres maisons à pans de bois de la ville de Troyes.
Son église Saint Alban, en surplomb, offre une vue dégagée sur les collines du Pays d’Othe. Son retable en bois, qui représente le jugement dernier, est unique dans le département ! Fontvannes abrite également des sites archéologiques datés du paléolithique et du néolithique !
Passons à Estissac, car elle aussi a de quoi susciter la curiosité…
Son église Saint Liébaut, ancien nom de la commune, date du 18° siècle, comme en atteste son portail de style néo-classique, très prisé à cette époque. Elle compte une douzaine d’œuvres classées Monument Historique, mais vous y trouverez aussi une représentation d’une légende locale : Saint Loup écrasant la chair salée. Ce dragon vaincu par Saint Loup au 5° siècle fut, paraît-il, conservé dans un coffre rempli de sel, et c’est de là qu’il tint son nom. Dès lors une procession fut organisée chaque année jusqu’au 18ème siècle, où défilait la chair salée dans les rues de Troyes. Elle faisait le tour des différentes églises du centre-ville. La Halle de la commune, chef-d’œuvre de charpente érigé au XVIIè siècle, vaut aussi le détour.
Si le château de Saint Liébaut est aujourd’hui détruit, le Domaine du Moulin d’Eguebaude, quant à lui, peut être visité.
Ne manquez pas non plus le lavoir dit « à cage ouverte », qui jouxte la place Caroline. Construit en briques, à cheval sur la Vanne, il est le fruit d’une réflexion à la fois esthétique et pratique.
Enfin, d’après les derniers travaux historiques et archéologiques, ce serait aux alentours d’ Estissac qu’aurait eu lieu la fameuse bataille des Champs Catalauniques, où les Huns furent vaincus en 451.
5 Vauchassis
Vauchassis est un petit village aux portes de la Forêt d’Othe. Son nom est dérivé de « val chasseux » en raison de sa situation au creux d’une vallée et de ses forêts giboyeuses. C’est d’ailleurs là que les comtes de Champagne se retrouvaient pour chasser. Les habitations alentours conservent un aspect tout à fait pittoresque. Elles sont pourtant construites avec les matériaux pauvres de l’époque, que sont la craie et le bois. Autrefois garni de chaume, ce type de bâti a su résister au poids des siècles, comme dans le cœur historique de Troyes.
L’église de l’Assomption, construite dans les années 1750, s’élève sur les restes de deux autres églises effondrées respectivement en 1705 et 1749. Malgré sa construction au 18° siècle, son style mêle des éléments issus du baroque et de l’antiquité Gréco-romaine, à l’image des pilastres et des frontons qui encadrent le portail d’entrée. Elle est classée Monument Historique, tout comme une vingtaine des objets qu’elle abrite : on compte notamment un maître-autel en marbre rouge et gris du 18° siècle, mais aussi, des panneaux de bois peint.
Pour la petite histoire, c’est à Vauchassis, en 1815, qu’un curé concocta une tisane à base « de sucre et de bon vin ». Il la délivrait aux malades qui le consultaient. Ceux-ci venaient de toute la Champagne pour expérimenter le breuvage. Ce remède énergétique est toujours en usage dans le village. D’ailleurs, la bibliothèque de Troyes conserve deux manuscrits de ses recettes médicales qui luttaient aussi bien contre l’asthme, la toux, les fièvres quotidiennes, mais aussi les morsures de vipères ou bien le ver solitaire !
6 Laines-aux-Bois
Commune animée, encadrée d’une plaine et d’un mont boisé, Laines-aux-Bois est un endroit où il fait bon vivre.
Le nom de Léandre Nicolas lui reste attaché puisqu’il fut premier Député élu en 1906 mais surtout parce qu’il fonda en 1879 La Bibliothèque Démocratique et Populaire.
Près de la Mairie se trouve l’église Saint-Pierre-ès-Liens, datée du 16° siècle. Elle accueille plusieurs éléments classés Monument Historique comme son flamboyant portail sud, une Piéta, mais aussi de nombreuses sculptures de saints datées des 15°, 16° et 17° siècles.
Dans le village, vous remarquerez deux monuments aux morts, en souvenir des victimes des deux Guerres Mondiales. Le monument de la Deuxième Guerre Mondiale est composé d’un piédestal et d’une colonne cannelée, qui se termine par la Croix de Lorraine. Quatre hommes aux torses amaigris y sont sculptés. Les mains liées dans le dos, ils se tiennent droit face à leur funeste sort.

Tout près, la commune de Souligny est située au pied du site de Montaigu, et notamment de l’ancien Château de Montaigu. Ce château aurait été utilisé comme refuge par Saint Loup pour rassembler la population de l’époque, dispersée par le passage d’Attila en 451 et en partie décimée par les épidémies qui suivirent… Certains considèrent même que ce fut le premier centre des Tricasses, peuple de la Gaule chevelue et fondateurs de la ville de Troyes. Le château de Montaigu fut en tous cas le sujet de querelles entre Armagnacs et Bourguignons, jusqu’à ce que sa destruction soit ordonnée, en 1420, suite au Traité de Troyes. Le site est toutefois accessible et a même été réhabilité pour pouvoir accueillir des visiteurs. Il paraîtrait qu’un sous-terrain secret le relie à… la Cathédrale de Troyes !
7 Souligny
Commune animée, encadrée d’une plaine et d’un mont boisé, Laines-aux-Bois est un endroit où il fait bon vivre.
Le nom de Léandre Nicolas lui reste attaché puisqu’il fut premier Député élu en 1906 mais surtout parce qu’il fonda en 1879 La Bibliothèque Démocratique et Populaire.
Près de la Mairie se trouve l’église Saint-Pierre-ès-Liens, datée du 16° siècle. Elle accueille plusieurs éléments classés Monument Historique comme son flamboyant portail sud, une Piéta, mais aussi de nombreuses sculptures de saints datées des 15°, 16° et 17° siècles.
Dans le village, vous remarquerez deux monuments aux morts, en souvenir des victimes des deux Guerres Mondiales. Le monument de la Deuxième Guerre Mondiale est composé d’un piédestal et d’une colonne cannelée, qui se termine par la Croix de Lorraine. Quatre hommes aux torses amaigris y sont sculptés. Les mains liées dans le dos, ils se tiennent droit face à leur funeste sort.

Tout près, la commune de Souligny est située au pied du site de Montaigu, et notamment de l’ancien Château de Montaigu. Ce château aurait été utilisé comme refuge par Saint Loup pour rassembler la population de l’époque, dispersée par le passage d’Attila en 451 et en partie décimée par les épidémies qui suivirent… Certains considèrent même que ce fut le premier centre des Tricasses, peuple de la Gaule chevelue et fondateurs de la ville de Troyes. Le château de Montaigu fut en tous cas le sujet de querelles entre Armagnacs et Bourguignons, jusqu’à ce que sa destruction soit ordonnée, en 1420, suite au Traité de Troyes. Le site est toutefois accessible et a même été réhabilité pour pouvoir accueillir des visiteurs. Il paraîtrait qu’un sous-terrain secret le relie à… la Cathédrale de Troyes !
8 Crésantignes
Crésantignes est un village verdoyant et champêtre où les maisons en briques à pans de bois sont ponctuées de corps de ferme et de lotissements plus modernes, le tout participant à son charme.
Au centre de la commune, vous pouvez visiter un musée au nom résolument original : le Musée du Passé Simple. Ses salles consacrées aux outils et ustensiles du passé rappellent le quotidien et les coutumes d’autrefois. Grâce à ses collections régulièrement enrichies, il s’attache à raviver le souvenir d’un passé qui n’est pas si lointain.
A 200 mètres de là, dans la Ruelle de l’Etang, se trouve un lavoir érigé dans les années 1850. Construit en briques avec des mesures d’aération pour faciliter le renouvellement de l’air, il est en adéquation avec les grands principes hygiénistes de l’époque. Il rappelle également le quotidien des habitants de Crésantignes.
L’église Saint-Sébastien toute proche, datée de 1780, est typique des constructions du 18° siècle. Elle renferme un mobilier riche, classé Monument Historique. C’est notamment le cas d’un retable en calcaire polychromé qui représente la Passion du Christ. Parmi les autres éléments du mobilier classés, ne manquez pas d’admirer les sculptures de saints, un lutrin surmonté d’un aigle, ou encore une Vierge à l’enfant en marbre blanc doré.
Aux côtés de l’église, deux plaques de marbre noir commémorent les deux Guerres Mondiales et rendent hommage à leurs victimes.
9 Lirey
Situé entre la forêt d’Aumont et le mont boisé du site historique de Montaigu, le village de Lirey profite du charme de la campagne auboise. Vous pourrez admirer son architecture à pans de bois, si caractéristique de la région, et qui mêle aux maisons pittoresques le lavoir, encore visible au bord de la route. Construit en 1873, il a rythmé le quotidien des habitants pendant près d’un siècle.
Le nom de Lirey est souvent associé à l’histoire du Saint-Suaire, c’est-à-dire le linceul qui enveloppait le corps du Christ et sur lequel serait imprimée l’image d’un homme crucifié. En effet, il se trouva dans cette commune entre 1353 et 1418. L’église collégiale de Lirey fut donc construite en 1356 pour l’accueillir. Elle fut démolie à la Révolution, et une grande partie de son mobilier fut déplacé vers d’autres lieux de culte et musées, comme des autels aujourd’hui conservés au Victoria and Albert Museum de Londres. L’église actuelle est quant à elle dédiée à l’Annonciation de la Vierge, et fut érigée entre 1870 et 1880.
10 Saint-Pouange
Détentrice du label Villes et Villages Fleuris, Saint-Pouange, avec ses associations, sa bibliothèque et son cadre verdoyant, est une commune qui a tout pour plaire. Son centre culturel, autrefois un presbytère, compte parmi les lieux où Edouard Herriot passa son enfance auprès de son grand-oncle, qui fut curé de Saint-Pouange.
A l’Est du village, dans la rue éponyme, se trouve le lavoir fait de poutres ajourées. Il laisse entrevoir le bassin qui servait aux lavandières, de la seconde moitié du 19° siècle jusqu’à la seconde moitié du 20°.
Au centre du village se trouve l’église Saint-Pouange, reconstruite avec l’ambition de ne pas dénaturer son histoire. En effet, si son abside date du 12° siècle, sa voûte et une fenêtre datent quant à elles du 15°… et de surcroît, l’édifice a été remanié en 1854 ! Parmi les sculptures qu’il abrite, un certain nombre sont classées Monument Historique ; on compte entre autres une Vierge à l’enfant en calcaire polychromé, ou encore un Saint Sébastien en calcaire qui pourrait avoir été réalisé par l’atelier du maître de Chaource. Les verrières de Saint-Pouange, datées du 16° siècle, sont également classées Monument Historique.
Devant l’église, un obélisque sur socle porte la palme de la victoire et commémore « ses héroïques enfants morts pour la France » lors de la Première Guerre Mondiale.
11 Isle-Aumont
Isle-Aumont est particulièrement renommée pour sa butte. En effet, elle porte encore les traces de sa vie au cours des siècles.
Au 5° siècle, à l’époque Mérovingienne, y fut construit l’un des tous premiers établissements monastiques de la Gaule.
Aux 11° et 12° siècles est ensuite aménagé un château, domaine des Comtes de Champagne. L’église dédiée à Saint Pierre laisse quant à elle entrevoir le sanctuaire carolingien situé en contrebas du chœur, la nef bénédictine et une nef gothique. Dans les années 1960, une nécropole d’un millier de sépultures a été découverte par Jean Scapula, un archéologue local.
Tous ces éléments classés Monument Historique font aujourd’hui de cette butte un véritable musée.
12 Saint-Parres-aux-Tertres
Saint-Parres-aux-Tertres est elle aussi chargée d’histoire. Comme le montre la découverte d’une dizaine de sarcophages en 1981, la commune est occupée depuis le 3° siècle ! Son nom même évoque ce siècle puisque Saint Parres, enterré à la chapelle Saint Patrocle, subit le martyr sur la colline du Mont des Idoles en l’an 275.
A Saint-Parres-aux-Tertres, on se souvient des deux Guerres Mondiales. Le monument commémorant la Première Guerre Mondiale est situé près de la mairie, et fut détruit au cours de la Deuxième. Il fut donc reconstruit en 1950.
Ne manquez pas l’église Saint-Pierre, il s’agit d’une « église-halle » ! Classée Monument Historique, elle est typique des constructions locales avec ses vaisseaux de même largeur et de même hauteur. Avec ses 5 travées, elle fait partie des églises les plus étirées. Son flamboyant portail Sud présente un tympan fait d’une verrière, mais ses vitraux 16° siècle valent eux aussi le détour !
13 Lavau
Lavau offre un cadre de vie agréable et dynamique. Détentrice du label Villes et Villages Fleuris, elle accueille une zone commerciale et propose des activités sportives et créatives variées.
En 2014, elle fut au centre de l’attention nationale… et même internationale ! En effet, des fouilles archéologiques permirent de mettre à jour une tombe princière qui date du début du 5° siècle. Elle est située au cœur d’une nécropole fondée au 14° siècle avant notre ère. Le défunt, reposant sur un char, était inhumé dans une tombe monumentale disposée dans une chambre funéraire. De nombreux éléments furent retrouvés avec lui : des bracelets en or, un chaudron en bronze, une céramique attique, et bien d’autres trésors. Il s’agit d’une découverte archéologique majeure, qui fait de Lavau une terre d’histoire incomparable.
14 Buchères
Les communes de Buchères et Creney-Près-Troyes ont toutes deux vécu des événements tragiques et, qui plus est, à deux jours d’intervalle. Leurs habitants en gardent un funeste souvenir, qu’ils commémorent au travers de leurs lieux de mémoire respectifs.
C’était au matin du 24 août 1944. Un groupe de résistants décide d’attaquer un side-car ainsi qu’un camion de soldats allemands qui s’approchent. Parmi les occupants du camion, un soldat allemand réussit à s’échapper et à prévenir ses supérieurs, basés au Lycée de Troyes. Les représailles ne se font pas attendre : vers 11 heures du matin, 300 soldats allemands débarquent, contre 50 résistants. L’ennemi s’infiltre alors de tous les côtés, et va prendre position. Devant le nombre, la résistance décroche. Le combat dure une demi-heure. La bataille est terminée, mais le massacre va commencer. Une folie meurtrière tuant hommes, femmes, enfants et brûlant tout sur leur passage. Au total, 67 personnes sont abattues froidement et 50 habitations détruites par le feu…
Aujourd’hui, une lanterne s’élève pour garder le souvenir des 67 victimes civiles.
Le village avait déjà connu d’autres guerres, bien des années plus tôt, car il fut aussi le théâtre des campagnes napoléoniennes de 1814. Le territoire était alors occupé par les campements de soldats, en marche pour affronter l’armée Prussienne à quelques kilomètres de là.
Mais revenons à des sujets plus légers : l’église du village, dite de l’Assomption de la Vierge, date des années 1850. Son style néo-classique se reconnaît à sa façade mais aussi à ses colonnes surmontées de chapiteaux corinthiens.
15 Creney-Près-Troyes
Les communes de Buchères et Creney-Près-Troyes ont toutes deux vécu des événements tragiques et, qui plus est, à deux jours d’intervalle. Leurs habitants en gardent un funeste souvenir, qu’ils commémorent au travers de leurs lieux de mémoire respectifs.
Comme à Buchères, les très chaleureux Coeurlequins, c’est-à-dire les habitants de Creney, bénéficient eux aussi d’un cadre de vie animé et respectueux de l’environnement.
L’église du village, Saint Aventin, date essentiellement du 16° siècle. Elle compte un certain nombre d’éléments classés Monuments Historiques comme ses vitraux du 16° siècle, ses reliquaires du 18° et 19ème siècle ou encore un aigle lutrin du 19° siècle.
A côté de l’église, un obélisque rend hommage aux soldats morts lors des guerres de 1870, d’Algérie, ainsi que des Première et Deuxième Guerres Mondiales. En effet, Creney-près-Troyes a fortement été marquée par la Deuxième Guerre Mondiale, comme le montre le monument aux morts de l’allée des Martyrs. Une sculpture de résistant fusillé repose sur un piédestal, et sur une plaque en bronze sont gravés les noms des martyrs, en mémoire desquels autant d’arbres furent plantés. Deux jours avant le massacre de Buchères, le 22 août 1944 vers 17 heures, sur un champ de tir, 49 détenus de la prison de Troyes furent exécutés sans jugement par des SS de la Gestapo.
16 Lusigny-sur-Barse
Lusigny-sur-Barse est située dans le Parc Régional de la Forêt d’Orient, et peut s’enorgueillir d’obtenir le Label Villes et Villages Fleuris. Outre son bâti champenois et le canal de la Barse, il est agréable en été, d’y profiter du lac tout proche. Vous pourrez vous languir sur sa plage, surveillée en été et équipée de barbecue, ou alors profiter de ses aires de jeux. N’hésitez pas non plus à louez un vélo afin de partir à la découverte des paysages variés le long de la Vélovoie ! Et attendez, ce n’est pas tout ! Nous n’avons même pas encore parlé de son patrimoine…
Pour la petite histoire, il était autrefois possible de se rendre à Lusigny… en train ! Ce fut le cas jusque dans les années 1990. La gare n’est certes plus en activité aujourd’hui, mais elle a servi de modèle pour une maquette de trains électriques, encore commercialisés par la firme Jouef. Une certaine vision de la postérité !
Parmi les monuments incontournables de la commune n’oubliez pas d’aller jeter un œil sur l’église Saint-Martin du 16° siècle, ainsi que sur son mobilier en partie classé Monument Historique. Les vestiges de l’Abbaye Cistercienne de Larrivour sont aussi à voir. En passant dans la commune, ne manquez pas d’admirer l’œuvre de Klaus Rinke L’Eau, qui rend hommage à Gaston Bachelard. Elle fait partie d’un ensemble de quatre œuvres dédiées au thème des Elements. Vous pourrez ainsi admirer La Terre à Mailly-Champagne, L’Air à Langres, et Le Feu à Chooz.

Mais revenons à Lusigny, et à sa maison au mur percé d’os véritable particularité locale dont on ignore l’origine. Une légende raconte cependant que ces os auraient appartenu aux chevaux morts lors de la bataille de 1814, opposant les troupes de Napoléon aux armées Prussiennes et Autrichiennes. Mais on dit également que dans certaines régions, il était de coutume d’utiliser des os comme outils, comme supports de treillage, ou bien pour conjurer le mauvais sort… Quoi qu’il en soit, la question se pose toujours. Pourquoi n’iriez-vous pas vous faire votre propre opinion ?
Lusigny serait également la terre de légende de la fée Mélusine, qui lui devrait son nom… Mais là encore, les avis diffèrent !
17 Mesnil-Saint-Père
Détentrice du Label Villes et Villages Fleuris ainsi que du Label Pavillon Bleu en raison de la qualité exemplaire de son environnement, la commune de Mesnil-Saint-Père est, entre autres, un agréable port de plaisance. Vous pourrez vous essayer à la croisière et à la voile, vous prélasser sur les plages du Lac d’Orient, ou profiter d’un cadre somptueux le long de la Vélovoie des Lacs.
Outre son cadre naturel exceptionnel, Mesnil-Saint-Père saura vous charmer grâce à son patrimoine bâti : ses maisons à pans de bois qui vous rappelleront le cœur médiéval de Troyes, sa mairie toute en couleur et en beauté, le monument aux morts de l’impasse des Martyrs, sur lequel une femme se dresse pour pleurer les défunts Mesnilois. Une douceur inattendue se dégage de ce monument...
Faites un détour jusqu’à l’église Saint-André, qui témoigne de la vie de la commune au 12° siècle ! Inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques, elle est aujourd’hui fermée pour des raisons de sécurité, mais n’hésitez pas à venir l’admirer de l’extérieur.
Au 18° siècle, Mesnil-Saint-Père fut au cœur de l’âge d’or des tuileries. Plus d’une trentaine de tuileries-briqueteries étaient alors en activité sur le territoire du Parc de la Forêt d’Orient. Celles-ci ont connu un formidable essor avec l’exploitation de l’argile pour la fabrication de carreaux, tuiles et briques, destinées à la construction de l’habitat traditionnel.
Sur le territoire des lacs de la Forêt d’Orient se trouve la Forêt du Temple, dont le nom évoque l’ordre des Templiers. En effet, ces moines-soldats comptèrent de nombreuses possessions en terres, bois, étangs, villages et commanderies aux noms parfois très évocateurs.
Le « Grand Mesnil » comme on l’appelait au Moyen-Âge, est une commune où il fait bon vivre. Les nombreuses résidences secondaires qu’elle compte en son sein en sont la preuve ! C’est aussi un endroit de choix pour observer la faune de la Forêt d’Orient. Cette dernière accueille en effet une réserve de cervidés mais est aussi une étape de la migration des oiseaux. On en a dénombré d’ailleurs près de 250 espèces !
18 Feuges
La plaine entourant Feuges est typique des paysages agricoles du Nord de la ville de Troyes. Le village est lié aux communes voisines de Charmont-sous-Barbuise et de Vailly, que vous pourrez visiter lors d’un agréable petit détour.
Son église Saint Benoit date du 12°siècle. Elle compte parmi les plus anciennes églises romanes du département de l’Aube, et son architecture n’a pas été dénaturée malgré une restauration au 16° siècle. Elle comporte une verrière classée Monument Historique, tout comme son Christ en croix monumental, chef d’œuvre du 16° siècle champenois. Son chevet témoigne de l’influence rurale des constructions sacrées en campagne au 12° siècle. Alors n’hésitez pas à vous adresser à la mairie de la commune pour en connaître les horaires d’ouverture !
Si Feuges ne donna à la France que peu d’hommes et de femmes illustres, on compta tout de même parmi ses habitants un certain Charles-Michel de l’Epée, plus connu sous le nom d’Abbé de l’Epée. Curé de Feuges de 1736 à 1738, il fonda l’institut pour sourds et muets de Paris et apporta son concours au perfectionnement de la Langue des Signes Française.

19 Sainte-Maure
La commune de Sainte-Maure doit son nom à la Sainte éponyme, jeune chrétienne morte et inhumée ici-même, en 850, et qui avait consacré sa vie à la religion.
L’église, dédiée à cette jeune sainte, est classée Monument Historique. Elle est datée du 15° siècle pour sa nef, et du 16° siècle pour son sanctuaire. Elle conserve un mobilier riche et varié, dont plus d’une trentaine d’éléments sont eux aussi classés Monument Historique. Vous pourrez notamment y admirer un sarcophage du 9° siècle, une statue et un buste reliquaire… sans oublier ses vitraux !
Sur la route de Saint-Benoit-sur-Seine, faites une halte au Château de Vermoise. Daté du 16° siècle, il est classé Monument Historique en raison de sa façade Renaissance et des toitures de son donjon. Sainte-Maure compte également un château du début 19° siècle, au beau milieu d’un parc arboré, qui accueille aujourd’hui une école d’agriculture. On y trouve à l’entrée un atlas qui proviendrait du château de Villacerf, situé à environ 8 kilomètres de là.
A la sortie du village, en direction de Barberey-Saint-Sulpice, vous pourrez traverser le Canal de la Haute Seine. Creusé à l’initiative de Napoléon Ier suite à son passage à Troyes en 1805, il devait à l’origine relier le bassin Parisien à la Bourgogne. Son creusement fut terminé au milieu du 19° siècle. Dès lors des péniches partaient régulièrement de Troyes en direction de Paris. Elles transportaient différentes marchandises, telles que des articles de bonneterie, du vin, du bois de chauffage, ou encore du charbon. Le canal fut utilisé jusqu’en 1957, avant d’être déclassé des voies navigables. Depuis quelques années une voie verte y a été aménagée, à l’emplacement des anciens chemins de halage. Celle-ci court jusqu’au village de Saint-Oulph, à la limite du département.
20 Barberey-Saint Sulpice
Le temps d’une promenade à pied ou en vélo le long de la vélovoie, laissez-vous surprendre par un Monument Historique à l’emplacement inattendu : le Pont-canal en fonte de Pierre-Olivier Lebasteur, construit en 1846. Classé en 1980, il témoigne de l’effervescence des constructions métalliques du 19° siècle.
Construit en 1626 pour Jean le Mairat, notable de la seigneurie de Barberey, l’ensemble du château de Barberey-Saint-Sulpice affiche quant à lui deux labels prestigieux. Le premier est le label Jardins Remarquables, qui fut attribué à son parc réaménagé en 1965, et qui est visitable en en été. Le deuxième est le titre de Monument Historique, décerné au château de style Louis XIII ainsi qu’à sa toiture et à sa façade.
L’église Saint Sulpice, qui a par ailleurs donné son suffixe au nom de la commune, est également inscrite aux Monuments Historiques. Un certain nombre de ses éléments valent le détour comme sa nef romane, sa tribune renaissance ou son buste reliquaire de Saint Sulpice. Vous pourrez aussi y découvrir le monument funéraire de Claude-Louis Bruslé, premier Préfet de l’Aube, dont le cœur serait enfermé dans une urne…
Quatre guerres sont commémorées à Barberey, au travers du buste d’un Poilu sculpté et de différentes plaques, la guerre de 1870-1871, la Première et la Deuxième Guerre Mondiale et enfin la guerre d’Indochine.
21 Rouilly Saint Loup
Situé à 9 kms à l’Est de Troyes, au beau milieu de la Champagne Humide, le village de Rouilly Saint Loup existait déjà au VIIème siècle sous le nom de Rulliacum puis Rouilly. A la période médiévale, Rouilly, Menois et Rouillerot etaient trois communes distinctes.
Rouilly dépendait de la châtellenie d’Isle-Aumont. Les Comtes de Champagne Thibaut 1er puis son fils Hugues ont fait don d’une partie de leurs terres et de leurs droits à l’Abbaye Saint Loup de Troyes. Les Abbés possédant ainsi de nombreuses terres à Rouilly, c’est tout naturellement qu’à la fin du XIIIème siècle, le village a été rebaptisé Rouilly Saint Loup.
Menois dépendait également de la Châtellenie d’Isle-Aumont, quant à Rouillerot, il appartenait à la seigneurie de Montabert.
Les trois hameaux seront réunis sous une seule et même commune à la Révolution Française.

L’église, sous le vocable de St Donat présente un plan en forme de croix latine.
D’origine romane du XIIème siècle, elle fut remaniée au XVIème avec un double transept. Son entrée à l’Ouest se fait par un charmant porche en bois, l’édifice possède quelques exemples de vitraux du XVIème siècle et une cloche datée de 1556.

Cette charmante commune offre la possibilité d’agréables balades, que ce soit par le canal de Baires, celui de St Julien Les Villas, mais aussi le long de la vélovoie des lacs qui permet de relier Troyes au Parc Naturel Régional de la Forêt d’Orient jusqu’à Dienville, soit 51 kms.

De par sa situation, Rouilly Saint Loup offre à ses habitants un patrimoine naturel et un cadre de vie paisible entre champs et pâtures, petits bois et étangs, à quelques kilomètres du centre-ville de Troyes.
22 Saint Germain
Situé au Sud-Ouest aux portes de Troyes, le village de St Germain s’est tout d’abord appelé Linçon, puis St Germain Linçon. Il est composé de son bourg et de trois hameaux : Lépine, Linçon et Chevillèle. A l’origine, il n’était qu’une seigneurie appartenant à l’Abbaye Notre Dame Aux Nonnains de Troyes. Divers biens avaient été donnés à cette abbaye par les Comtes de Champagne Hugues et son petit-fils Henri II.
A l’époque, chaque hameau possédait sa propre église : St Barthélémy à Lépine, Saint Germain dans le bourg actuel et une église à Linçon détruite depuis fort longtemps.

La fondation de St Germain trouve son origine dans une légende. Saint Germain d’Auxerre se dirigeant vers Troyes pour rendre visite à un ami rencontra en chemin deux mendiants. Le premier feignant d’être mort, le deuxième demanda la charité à St Germain pour pouvoir l’ensevelir. Saint Germain donna cette somme sans hésiter, mais une fois parti, le mendiant simulateur ne se releva pas, il était bel et bien mort. Affolé, son camarade rattrapa St Germain et lui avoua sa supercherie en le suppliant de rendre la vie à son compagnon.
St Germain revint sur ses pas et ressuscita le mendiant.

Il est un édifice qui ne passe pas inaperçu à la traversée de la commune, il s’agit de son église datée des XVIème et XVIIème siècles sous le vocable de St Germain d’Auxerre, présentant un aspect des plus singuliers. En effet, la tour précédant l’entrée s’effondra en 1936 provoquant la destruction des voûtes de la nef. Elle fut restaurée sur plan réduit. On accède à l’édifice, constitué des deux travées du Chœur et de l’Abside par un porche d’entrée, suivi d’une cour intérieure. Un bel exemple de restauration respectant l’esthétique architecturale.
L’édifice conserve un certain nombre de chefs d’œuvre de la statuaire champenoise du XVIème siècle ainsi que de beaux exemples de vitraux de cette même époque, entre autres un très bel Arbre de Jessé et une verrière relatant la Passion du Christ.

Côté patrimoine naturel, la commune possède l’étang de St Germain ainsi que le Marais des Patûres de Servet, dans lequel se trouvent des espèces protégées de la faune et la flore.
Une commune où il fait bon vivre et qui offre à ses habitants de multiples services et activités socioculturelles, sportives, de loisirs et de détente.
23 Saint-Julien-les-Villas
Située au sud de Troyes, la commune était connue autrefois sous le nom de Sancey., avant de devenir Saint-Julien en raison des reliques de St Julien de Brioude conservées dans l’église. D’ailleurs, ses habitants se prénomment toujours les Sancéens. On lui ajouta le vocable « les villas » en 1919 en raison des nombreuses demeures de villégiatures installées depuis le XVIIème siècle.
Son histoire est étroitement liée à la Seine et à ses nombreuses dérivations (magnifique travail hydraulique réalisé sous les Comtes de Champagne) qui en firent son activité pendant des siècles ainsi qu’à la présence des Templiers. En effet, les Templiers de la Commanderie de Troyes y avaient une maison seigneuriale qui se situait à côté de l’église, sur l’autre côté de la rive de la Seine.
Ce qui faisait l’orgueil de St Julien dès la fin du XVIIème siècle était son château : « Le château des cours » et son immense parc descendant jusqu’aux berges de la Seine. A l’origine, Jacques Remond, Avocat et Conseiller du roi achète une modeste maison construite sur le terrain des « Cours arpents ». Son fils Nicolas décide d’y reconstruire une belle demeure qui sera inaugurée en 1678. Et c’est au Siècle des Lumières que le château va connaître ses plus belles heures de gloire avec les séjours réguliers de Charles Perrault, Jean de la Fontaine, Boileau et Fontenelle. C’était un foyer de culture réunissant les plus beaux esprits de l’époque. Très délabré, le château est démoli en 1945 et remplacé par un lotissement du même nom.
Durant la Campagne de France, en 1814, le village est entièrement saccagé par les alliés.
Enfin, lors de la seconde Guerre Mondiale, la commune sera le témoin d’un certain nombre d’actes héroïques de résistance et plus particulièrement lors de la Libération de Troyes avec le bombardement de ses lignes ferroviaires et la désorganisation des transports de l’occupant dans toute la région.
Ainsi, depuis début 2017, un chemin de mémoire de 4 kms a été inauguré afin de mettre en lumière ses actes héroïques de résistance dans la commune.

D’autres lieux phares y sont à découvrir tels que :
L’église St Julien de Brioude du XVIème siècle inscrite aux Monuments Historiques en 1981 et son décor de peintures murales XIXème.
A noter également l’un des plus importants sites de magasins d’usine en Europe, Marques Avenue, qui reçoit chaque année la visite de plusieurs millions de visiteurs tous les ans.
24 Saint-André-les-Vergers
Comme son nom l’indique, la commune de St André Les Vergers, à l’Ouest de Troyes, est très agréablement située au milieu de jardins productifs et arrosée de nombreux canaux.
A l’origine, dans les marais du lieu-dit « L’Ile Sainte Germaine », une abbaye de bénédictins fut fondée au VIIème siècle par l’Abbé Frobert de Troyes : l’Abbaye Montier La Celle. Elle était considérée, jusqu’au XIIème siècle comme l’une des plus illustres de Champagne et du Royaume de France. Celle-ci a disparu durant la Révolution, transformée en carrière de pierres. Seuls subsistent quelques vestiges : un côté du porche d’entrée, une partie du mur d’enceinte et le colombier.
Il est probable que le village n’existait pas encore en ces temps lointains puisqu’aucune mention n’en est faite dans les titres de l’Abbaye.
Ce n’est qu’au XVIème que le village de St André apparaît dans les archives, parallèlement à la construction de son église.
Réputé déjà pour la culture de ses fruits, légumes et les produits de ses vergers, l’échevinage de Troyes accorda aux habitants en 1559, le droit de marché dans la rue de l’épicerie à Troyes, pour leurs légumes. Ainsi, par un décret du 4 Février 1919, le village de St André s’est vu autoriser le qualificatif de « Les vergers ».
Ce n’est qu’à partir des années 1930 que la commune va connaître une progression grâce au développement de l’industrie textile mécanique suscitant la création d’usines de confection (Bonneterie VALTON, Bonneterie Auguste ROGER…)
Après la seconde guerre mondiale, un nouvel essor est impulsé suite à l’implantation d’une importante usine de poteaux métalliques. Un nouvel élan avec l’installation de commerces et de nouveaux services a permis un développement important de l’urbanisme suscitant l’apport d’une population nouvelle très jeune.

Partir à la découverte de St André les Vergers implique un passage obligé par son église édifiée au XVIème siècle et dédiée à Saint André, Apôtre. Remarquable par la grandeur de son vaisseau, la hauteur et la légèreté de sa flèche, elle est aussi célèbre pour son portail principal de style renaissance, le portail des maraîchers daté de 1549, construit aux frais des habitants et représentatif de la principale activité de la commune, la culture des fruits et légumes. L’intérieur n’en est pas moins riche, on peut y admirer un certain nombre d’œuvres de la sculpture champenoise du XVIème siècle, un retable de la Vierge, un Tour Eucharistique mais également de beaux vitraux du XIXème.
Elle a été classée Monument Historique en 1840.
La commune possède également d’agréables espaces naturels tels que la Vallée des Viennes dont la richesse de la faune et de la flore attirent de nombreux promeneurs, mais également le Vallon de la Fontaine Saint Martin qui constitue une coulée verte au cœur de l’urbanisation.

Doté de structures culturelles, sportives et sociales de qualité, Saint André Les Vergers offre à ses habitants un cadre de vie agréable et attractif.
25 Sainte-Savine
SAINTE-SAVINE
A l’ombre de Troyes, La commune de Sainte-Savine est marquée par une riche histoire. Elle doit son nom à une jeune fille grecque, de l’île de Samos, Savine. D’après la légende, elle aurait gagné la Gaule à fin du IIIème siècle afin de rechercher son frère Savinien qui évangélisait les « Tricasses ». Arrivée aux portes de Troyes, elle y aurait appris le martyre de son frère, serait morte de douleur et aurait été enterrée à l’endroit même de sa mort.
Au VIIème siècle, l’Evêque de Troyes Ragnégisile ayant une véritable dévotion pour elle, fit construire un oratoire sur le lieu de sa mort et s’y fit lui-même enterrer. Autour de ce lieu de culte, à l’emplacement de l’église actuelle se développa le village de Sainte Savine.
Bien plus tard, les guerres de religion vont fortement marquer la cité, les récoltes de la commune seront ravagées, les maisons incendiées et les habitants rançonnés par des pillards.
Mais c’est à partir du milieu du XIXème siècle, de par sa situation à proximité de la voix de chemin de fer que Sainte-Savine va connaître un véritable essor et ce, grâce à la bonneterie troyenne.
En effet, un bâti considérable comprenant l’habitat civil (Villa Rothier…), des manufactures et des ateliers marquent encore profondément l’identité de la commune qui joue un rôle actif dans la conservation et la mise en valeur de ce patrimoine.
Outre ces témoignages de l’époque industrielle préservés, la commune dispose d’un certain nombre de sites emblématiques.
Son église Sainte Savine, dont la construction débuta au XVIème et s’achèva au XVIIème siècle se compose d’une nef basse de huit travées, dotée de larges collatéraux bordés de chapelles et se termine par une petite abside. Elle présente une belle homogénéité.
Son portail en façade date de 1611 et présente une organisation classique de style corinthien ; Il a été réalisé par les frères Baudrot, Maitres Maçons.
A l’intérieur, les verrières témoignent de l’art du vitrail du début XVIème siècle et du début XVIIème.
Quelques exemples également de panneaux de complément XIXème avec des réalisations de Vincent Larcher et de Hugot, tous deux peintres verriers troyens.
On y trouve également le tombeau présumé de l’Evêque de Troyes Ragnegisile couvert d’un coffre de bois sculpté datant du XVIème siècle.
L’église Sainte Savine et ses vitraux sont classés monuments historiques depuis 1921.
Outre son patrimoine 19ème, la commune possède un magnifique témoignage de la période Art Déco avec la façade de l’ancienne Hôtel de Ville. Présentant une architecture rectiligne et imposante qui utile les formes géométriques et de nouveaux matériaux tels que le béton armé, définissant le mouvement architectural de l’Art Déco, le bâtiment a été classé Monument Historique en 2007 et après restauration et réhabilitation abrite le Centre Culturel l’Art Déco.
26 La-Chapelle-Saint-Luc
Mentionnée pour la première fois en 1147 comme appartenant aux Comtes de Champagne, La Chapelle Saint Luc reste pendant plusieurs siècles une modeste commune rurale de la vallée de la Seine à l’habitat groupé autour de son église.
En 1270, Thibaut IV, Comte de Champagne, y établit un couvent de cordelières. Celles –ci conserveront leur Maison dite de « la Cordelière » jusqu’au milieu du XVIIème siècle. Elle sera ensuite revendue au Prieuré de Foissy.
Le fief de la Chapelle St Luc relevait de St Sépulcre, aujourd’hui village de Villacerf et a appartenu pendant plusieurs siècles à la Famille de Foolz.
Mais c’est à partir du XIXème que commence son expansion, avec l’installation de la Malterie de Champagne et des ateliers de la Compagnie des chemins de fers de l’Est, ce qui en faisait une des communes les plus importantes du département.
La Seconde Guerre Mondiale causa de graves dommages, avec notamment en 1943 la destruction des rotondes (dépôt des locomotives de Troyes – Chapelle Saint Luc) par la Résistance puis en Mai 44, les bombardements aériens qui ravagèrent la ville.
Néanmoins la commune conserve quelques sites à ne pas manquer.
Parmi eux, La Malterie de Champagne, fondée en 1883 et dont l’activité principale consistait à transformer l’orge en malt, matière première utilisée à la fabrication du whisky et de la bière. Après la seconde guerre mondiale, son activité baisse de 50% et elle finira par fermer ses portes. Le bâtiment, racheté par la commune en 1994 est l’ultime témoin de l’activité économique et de l’architecture de la fin du 19ème siècle. Transformé en logements, il abrite également depuis 2000 le Musée de l’Ancienne Malterie de Champagne qui transmet ainsi la mémoire de la vie quotidienne au tout début du XXème siècle, à travers les métiers, la vie quotidienne et les transports.
A quelques centaines de mètres, dans la vieille ville, l’Eglise Saint Luc.
De style gothique flamboyant, elle a été construite en deux temps. L’abside, le transept et la travée orientale datent de 1531, quant au reste de la travée et à la façade ouest, de 1579. Pillée au XIXème siècle, bon nombre de statues ont malheureusement disparu.
Enfin, le Parc Pierre Pitois, parc naturel de 7 ha est un lieu prisé des chapelains dès les beaux jours. Composé d’un parc animalier, d’un pavillon floral, d’un pavillon exotique, d’un jardin pédagogique, de sept étangs, d’aires de jeux et de détente, il est un véritable havre de paix pour les petits et les grands.
Ainsi de par sa situation attenante à Troyes, La Chapelle Saint Luc présente un mélange harmonieux d’espaces naturels et d’urbanisation agréable, salué par trois fleurs du Label Villes et Villages fleuris.
27 Laubressel
Situé sur la route du Balcon du Lac, le village de Laubressel domine la Forêt au Sud, la plaine au Nord et la ville de Troyes à l’Ouest. Il fait partie du Parc National Régional de la Forêt d’Orient.
Ses habitants « Les laubressellois » profitent d’un cadre bucolique et champêtre. Les maisons à colombages si pittoresques revivent une deuxième jeunesse et côtoient celles en pierre de taille.
Le village tiendrait son nom d’Arbrosellum, dérivé latin d’arbre. Il s’agirait donc d’un « petit » arbre ou d’un « petit bois ».
Mais ce village au charme campagnard et d’apparence si tranquille, a été le théâtre d’un combat acharné, durant la Campagne de France, le 3 Mars 1814, entre les troupes de Napoléon menées par le Maréchal MacDonald et le Général De Rottembourg et les troupes russes.
Un tableau réalisé par Jean-Charles Langlois en illustre la violence de la bataille. Il est conservé à la Fondation Thiers à Paris. On peut d’ailleurs y apercevoir, en arrière-plan, l’Eglise Notre Dame de L’Assomption.
Bâtie au XVIème siècle et terminée au XIXème avec l’installation de son porche en brique, elle a été classée aux Monuments Historiques en 2003 au même titre que ses vitraux, beaux témoignages de peinture sur verre du XVIème siècle. Ses voutes aux nervures nombreuses et saillantes dynamisent et enrichissent sa structure. Elle comporte par ailleurs un trésor de la sculpture en bois polychromé champenoise classé Monument Historique : Saint Georges sur son cheval terrassant le dragon. Daté de 1470/1480, il témoigne du savoir-faire champenois mêlé aux grandes iconographies chrétiennes. A découvrir également, sous le proche de l’église, un beau calvaire dit de « St Georges » daté de 1664, restauré, classé et qui figurait initialement au milieu du cimetière.
Enfin, à quelques mètres de l’église, un obélisque orné de la palme, rend hommage aux morts de la première guerre mondiale.
28 Bucey-en-Othe
BUCEY EN OTHE

A 17 kms de Troyes, au beau milieu d’une vallée couronnée d’une grande et belle forêt, au pied des sources du ruisseau de Bucey, le village de Bucey en Othe est l’un des plus agréables du Pays d’Othe.
Mentionné déjà au XIIème siècle, la fondation de ce village est forte ancienne puisque l’on trouve un certain nombre de traces de l’époque gallo-romaine.
Le hameau du Chaast aurait sans doute été le site gallo-romain à l’origine de la création du village. Et c’est à la fin du XIIème siècle que Bucey-En-Othe est devenu paroisse.

Le village possède un riche patrimoine dont il peut être fier.
Son église, sous le vocable de Saint Jacques présente un plan en forme de croix latine et date du XVIème siècle. Elle occupe semble-t’il, l’emplacement de la chapelle d’un ancien château fort. Elle possède quelques statues de l’Ecole Champenoise de Sculpture du XVIème siècle, des fragments de vitraux de la même époque ainsi qu’un vitrail contemporain de 2008 offert par des habitants du village.

Autre intérêt patrimonial avec la ferme –château des Roises, ancienne demeure fortifiée du XVIème siècle qui représente un bel exemple de ces demeures seigneuriales attachées à leur défense par la présence de douves. Elle est composée d’un corps principal et de plusieurs dépendances.
Longtemps délaissé, le bâtiment fait depuis plusieurs années l’objet d’une restauration attentive.

Non loin de là, le lavoir des Roises, construit en 1880, est alimenté par le ru de Bucey. Longue bâtisse de briques rouges, percée de huit fenêtres, elle présente une architecture très répandue pour les lavoirs en bord de rivière.

Enfin, sur la route de Vauchassis, on aperçoit le remarquable colombier du Grand-Chaast, privilège seigneurial aujourd’hui restauré et qui tient toute sa place dans le patrimoine rural.
La situation de ce charmant village au beau milieu de la forêt en fait un point de départ de nombreux sentiers balisés. Son patrimoine bâti caractéristique du pays d’Othe, la richesse de son histoire, ses rues fleuries, sa tranquillité sont l’assurance d’un village où il fait bon vivre.
29 Moussey
A 11 kms de Troyes, sur une petite colline fertile, en pente douce vers la vallée de l’Hozain, découvrez le charmant village de Moussey.
Anciennement Mulciacus, le fief de Moussey a appartenu du XIème au XIVème siècle à des seigneurs vassaux des Comtes de Champagne puis en 1388, fut rattaché à la seigneurie de Villebertin.
Plusieurs siècles plus tard, en 1793, l’ancien village de Savoie sera réuni à la commune de Moussey.
Son habitat, dont il reste encore de nombreux exemples à l’intérieur du village, était en bois et torchis. Des bâtiments avec emploi de brique apparaissent ensuite au XIXème siècle.
Au centre du village, l’église sous le vocable de Saint Martin interpelle par son architecture romane. Elle a été inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1926. Elle date de la deuxième moitié du XIIème siècle.
Petite, avec trois nefs couvertes par un plafond et une abside à cul-de-four, ne comportant que très peu de décorations architecturales, elle est remarquable par son dépouillement.
Son porche fermé à colonnettes de styles cistercien est couvert d’un toit en appentis dont la charpente s’appuie sur le mur pignon occidental.
A l’intérieur, on peut voir des fragments de vitraux et une statuaire du XVIème siècle, classés Monuments Historiques en 1913, ainsi qu’un orgue à cylindre du XIXème, également classé MH en 1980.

Sur le territoire de Moussey, se trouve le château privé de Villebertin, ancien château féodal reconstruit au XVIIIème siècle. Avec ses dépendances en pan de bois, son moulin et ses écuries, il forme un ensemble assez remarquable.

Enfin, à la sortie du village en allant vers Chaource, sur l’emplacement de l’ancienne source de St Martin, le lavoir construit en 1861 a retrouvé une fière allure après sa restauration.
30 Verrières
C’est le long des méandres de la Seine que s’étire le paisible village de Verrières. Les hameaux de St Aventin et de St Martin y ont été réunis après la Révolution pour former le village actuel.
Durant son histoire Verrières a connu son lot d’épisodes tragiques.
Pendant la Campagne de France, des dragons autrichiens livrèrent bataille dans le secteur en février 1814 puis en Juillet 1815.
Plus récemment, pendant la seconde guerre mondiale, dans la nuit du 26 Juillet 1944 à 3H du matin, un bombardier de la Royale Air Force a été abattu par un avion de chasse allemand. Le pilote aurait effectué une dernière manœuvre pour épargner le village. Les 5 aviateurs décédés sont enterrés dans le cimetière du village.
On ne peut manquer l’Eglise St Pierre St Paul du XVIème siècle, simple et gracieuse, qui se campe en bord de route. Classée monument historique en 1937, celle-ci présente un plan en croix latine. Ses vitraux de l’Ecole Troyenne de peinture sur verre du XVIème siècle ont été classés en 1894. Son portail ouest présente un élégant tympan sculpté vers 1530 représentant le couronnement de la Vierge par la Trinité. Un ornement se déploie tout autour avec différentes scénettes entre David et le lion ou Samson et Dalila et un décor végétal et ornemental. C’est un magnifique ensemble de la Sculpture de notre région qui a été classé en 1909.
Au côté de l’église, la commune rend hommage aux morts de la première guerre mondiale avec un obélisque surélevé sur un piédestal, monument orné de la branche de laurier et de la croix de guerre.
A l’entrée le hameau de St Aventin, qui était paroisse et fut réuni à Verrières. Sa chapelle romane date du XIIème siècle et a été remaniée au XVIème et XIXème siècle. Elle est inscrite aux monuments historiques en 1926 au même titre qu’une grande partie de son mobilier, sculptures et objets cultuels. Une belle légende fait part du séjour de l’ermite en ce lieu. Il aurait soigné un ours blessé et c’est en sa compagnie qu’il est représenté.
31 Saint-Lyé
Etendu le long du bois qui longe la Seine et l’ancien Canal de la Haute Seine, le charmant village de St Lyé étend son territoire par les champs apportant à la plaine de Champagne crayeuse une myriade de couleurs en toute saison.
Il est porteur d’une histoire riche et ancienne.
Appelé autrefois Mantenay, du nom d’une Abbaye qui avait été fondée au VIème siècle par St Romain, le village prend par la suite le nom de St Lyé qui fut le 2ème Abbé de cette Abbaye dans laquelle il mourut.
Sur les ruines de celle-ci, les rois de France ont fait construire un château-fort.
Au XIIème siècle, Louis VII fit don du village et du château à l’Evèque Mathieu.
C’est dans la chapelle de ce château que fut célébré, en 1315, le mariage de Louis X le Hutin avec Clémence de Hongrie.
Depuis cette époque, St Lyé était la résidence des Evèques de Troyes, qui
en restèrent possesseurs jusqu’en 1790.
De ce château, seule subsiste la silhouette du colombier que l’on aperçoit de la place de l’Eglise.
Celle-ci trône fièrement au centre du village. Sous le vocable de St Lyé, elle figure à l’inventaire des monuments historiques depuis 1972. La tour, la nef et une partie centrale du portail sont du XIème siècle, l’autre partie du portail du XIIème.
Le reste de l’édifice est récent. Il conserve un mobilier riche dont une vingtaine d’objets sont classés monuments historiques. Notamment de belles sculptures, un bas relief en pierre représentant des scènes de la vie de la Vierge ainsi qu’une Châsse en bois sculpté destinée aux reliques du Saint patron, le tout daté du XVIème siècle.
Au côté de l’église, une colonne carrée sur laquelle est dressée une victoire ailée rend hommage aux morts des guerres mondiales et de la guerre d’Algérie.

Enfin Saint-Lyé partage avec son hameau Grange Lévèque, une fleur que lui a décerné le Label villes et villages fleuris.
32 Pont-Sainte-Marie
Attenante à Troyes, située sur la rive droite de la Vieille-Seine, qui en est sa frontière naturelle, la commune de Pont Sainte Marie est très ancienne. A l’époque gallo-romaine, Pons Sancte Mariae était un lieu de passage privilégié, c'était le seul pont au nord de Troyes et un important carrefour de voies romaines.
Au XIIème siècle, le village appartenait aux Chanoines de la Collégiale St Etienne.
Le hameau de Pont Hubert qui appartenait à la commune et qui la reliait à la ville de Troyes fut le théâtre d’un pillage sans précédent durant la Campagne de France, en Février 1814, par les troupes Alliées face à Napoléon, au lendemain de la bataille de la Rothière.
Ne manquez pas la belle église Notre Dame de l’Assomption et son clocher vertigineux de 33 m de haut, datée du XVIème siècle et classée Monument Historique en 1895. Composée de trois vaisseaux, elle présente trois portails de structures comparables mais aux détails de toute finesse relevant d’influences sensiblement différentes. Ses vitraux du XVIème siècle, également classés depuis 1894, reflètent de la prospérité de la peinture sur verre à cette époque dans la région troyenne. Il est à remarquer : une verrière attribuée à Linard Gonthier, célèbre Maître Verrier troyen, datant des années 1590/1593 qui présente de manière allégorique, la lutte entre Catholiques et Protestants.
Les « Maripontains » profitent d’un environnement et d’un cadre de vie exceptionnel récompensé par deux fleurs du label ville et villages fleuris. Le parc lebocey, véritable poumon vert de 14 hectares, riche d’un arboretum remarquable et d’une faune protégée est un bel exemple d’une politique de développement durable.
Enfin, première ville du département à construire un éco-quartier de 23 ha sur l’ancien camp du Moulinet, dont un lotissement de maisons exclusivement en bois, Pont Sainte Marie attire, sur son territoire, de nombreuses entreprises ; notamment l’un des plus grands sites de magasins d’usine, Mc Arthur Glen qui attire plus de 2 millions de visiteurs par an.
33 Saint-Jean-de-Bonneval
C’est au beau milieu des champs de la campagne auboise, dans un cadre bucolique, au Sud-Ouest de Troyes qu’apparait le petit village verdoyant de St Jean De Bonneval.

Au centre de celui-ci se dresse avec fierté son église St Jean Baptiste, aux proportions imposantes.
Erigée entre 1826 et 1830, elle remplace un édifice plus ancien qui s’est effondré en 1818.
Son architecte, Pierre Gauthier, est troyen, Architecte des Hospices de Paris et du Louvre, Membre de l’Académie des Beaux-Arts, il a repris les grandes lignes des basiliques romanes.
En effet, son vaisseau unique est flanqué de bas-côtés, séparés de la nef par des colonnes toscanes et des fenêtres hautes. Son mobilier est en partie classé Monument Historique à titre d’objets, telles que des sculptures de St Nicolas, Sainte Syre, Saint Jean Baptiste et une Vierge à l’Enfant toutes issues de l’Ecole Champenoise de sculpture du XVIème siècle.

Aux côtés de l’église, un obélisque encadré de quatre obus commémore les victimes de la première guerre mondiale.

A quelques pas de là, au beau milieu d’un croisement, un calvaire interpelle le passant.
Son emmarchement est surmonté d’un socle composé de quatre crânes aux coins, de quatre anges sculptés et d’un petit Autel reposant sur deux piliers. Il supporte une croix en fer forgé datant de 1676.

A l’Est du village, un lavoir en briques témoigne du quotidien des Bonnevalois entre la seconde moitié du XIXème et la première du XXème siècle.
34 Bouilly
Au pied de la Forêt communale qui la protège, la commune de Bouilly ouvre les portes du « Pays d’Othe » à l’Ouest, et celles de la plaine de Troyes, aux immenses étendues agricoles céréalières à l’Est et au Nord.
Les Bouillerands vous accueillent dans un cadre paisible, à l’habitat rustique et offrent aux amateurs de tourisme vert, la beauté de ses collines boisées, le calme et le charme des sentiers pédestres, dont le « sentier des moutons » et le site de Montaigu non loin de là.

Bouilly a une origine très ancienne, son nom remonte à l’époque gallo-romaine Buliacum, qui signifiait « le village où habite Bullius », cet homme devait être un personnage important dans la cité à cette époque.
La célèbre voie romaine Agrippa délimite son territoire à l’Est.
A l’époque féodale, Bouilly relevait des Comtes de Champagne et de différents ordres religieux.
Un château surplombait le site de Montaigu. Les Bouillerands, comme les habitants des communes aux alentours, devaient en assurer les services de guets et de corvées. Après plusieurs péripéties, au lendemain de la signature du traité de Troyes, le 3 Juin 1420, Charles VII ordonna la démolition de cette forteresse.
De nombreuses légendes hantent la région.
Parmi elles, celle du dragon de Troyes appelé « la Chair Salée » qui avait sa résidence sur le Mont Doux, situé à proximité du village. Un puits aux dimensions hors-série symbolisait son entrée sur terre en sortant de l’enfer.
De nombreux édifices rappellent l’histoire de ce charmant village.
Son église sous le vocable de St Laurent, édifiée au XVIème siècle présente un plan en croix latine. Classée Monument Historique en 1909, elle abrite un riche mobilier, notamment un retable en chêne du XVIème siècle représentant la vie de St Nicolas, mais également une magnifique Ste Marguerite, joyau de la sculpture Champenoise, toute en finesse, en calcaire et polychromée.
Au centre du village, le lavoir est conservé et réhabilité en local technique. Construit en 1861 en briques, il a rythmé le quotidien des Bouillerands et surtout des Bouillerandes jusqu’au début de la seconde moitié du XXème siècle.
A quelques mètres, l’actuelle Mairie, a été érigée entre 1880 et 1882 et son architecture est typique des hôtels de villes bâtis au XIXème siècle dans l’ère de la République. Devant se trouve le monument aux morts, un obélisque commémore les victimes de la première guerre mondiale.
35 Thennelières
Situé à 8 kms à l’Est de Troyes, le village de Thennelières est la porte d’entrée du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient et de la route du balcon du lac.
Il est attesté depuis le IXème siècle sous le nom de Tanoclaria. Il connut une grande importance féodale à la période médiévale et des jours de splendeurs avec les trois maisons seigneuriales qui se sont succédées : Les « de Dinteville », « de Canillac », « de Noble », avant de passer à la Famille Paillot qui l’érigeât en Comté sous le nom de Paillot. Un château fort entouré de profonds fossés existait déjà depuis 1338 et assurait la défense des abords de la ville de Troyes. Il est encore cité en 1767. En 1790, le village reprend son nom d’origine Thennelières, le château est détruit et il ne reste plus à ce jour que les vestiges de la ferme Seigneuriale.
Durant la Campagne de France, de Février à Mars 1814, le village n’échappe pas aux affrontements. Il fut complètement pillé par les ennemis.

Au beau milieu du village, son église sous le vocable de Saint Léon II présente une nef romane du Xème et XIIème siècles. Le chœur et le transept datent du XVIème siècle. L’ensemble a été entièrement restauré au XIXème. L’élancement de son clocher et de sa toiture, mêlé aux pans de bois de l’auvent et à la pierre de taille lui procure un charme champêtre. Ses vitraux du XVIème siècle ont été classés monuments historiques en 1908. Riches témoignages de l’art du vitrail de Champagne Méridionale à cette époque, certains comptent parmi l’héritage du mécénat de la famille de Dinteville. D’ailleurs, l’un des membres de cette célèbre famille repose en partie dans cette église. Sous une plaque de marbre blanc et noir, incrustée de cuivre, classée monument historique et datée de 1531, ont gît les cœurs de Gaucher de Dinteville et d’Anne du Plessy. Ceux-ci ont, par la suite, été transférés en l’église de Polisy.
Mais l’élément « phare » de cet édifice est sans conteste le gisant sculpté de Louise de Coligny aux traits si réalistes et daté de la fin du XVIème siècle. Il est en marbre blanc et repose sur une plaque de marbre noir.

Thennelières offre un cadre de vie agréable où protection de l’environnement naturel et sauvegarde du patrimoine historique vont de pair avec le développement économique ; la sérénité de la campagne et la proximité de la ville. Les bâtisses rurales typiques de la campagne auboise, façonnées de briques et de poutres, sont ponctuées d’habitations plus modernes.
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