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Rallye Patrimoine

Cultureel ,  Te voet in Troyes

2.3 km
99.18.04.02
Te voet
2h
Makkelijk
  • Hoogteverschil
    31.47 m
  • Documentatie
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Bezienswaardigheid
1 L’Hôtel du Petit Louvre
À la fin du XVe - début XVIe siècle, une maison canoniale est édifiée, contre une porte et une partie des remparts de la cité antique, par un chanoine de Troyes, Louis Budé, frère de l’humaniste Guillaume Budé. Celui-ci y vit jusqu’à sa mort en 1517. La demeure est ensuite occupée par Odard Hennequin, évêque de Troyes, dès 1527. Il poursuit les travaux entrepris par Louis Budé et reste dans cette demeure jusqu’en 1544, date de son décès.
La Montée Saint-Pierre et Boucherat est démolie vers 1600. Il semble que ce soit également à cette époque que la petite échoppe de cordonnier, toujours accolée à la tour sud-ouest aujourd’hui, ait été construite.
D’autres chanoines ont ensuite habité les lieux jusqu’à la Révolution. Au lendemain de cette dernière, l’hôtel du Petit Louvre devient un bien national acquis par Nicolas-Rémy Bourlier de la Prairie en 1793. Maître de la Poste à Chevaux à Troyes depuis plus de dix ans, il transforme le Petit Louvre en relais de poste. Celui-ci était relié à Bâle, Châlons, Langres, Besançon et Paris. Une nuit d’août 1863, la tourelle sud-ouest s’écroule en obstruant la rue Linard Gonthier.
L’édifice passe ensuite entre les mains de nombreux propriétaires qui font prospérer cette fonction de relais de poste jusqu’en 1952. L’hôtel est laissé à l’abandon de 1952 à 1959, date à laquelle il est acheté par Fernand Georget, artisan peintre à Troyes. Celui-ci le réhabilite afin de louer des “garnis” (chambres meublées).
Mis en vente en 1975, l’hôtel particulier est acquis par la Ville de Troyes en novembre 1976 dans le cadre de l’opération de la remise en valeur du quartier de la Cathédrale. Elle effectue de nombreux travaux de restauration jusqu’en 1989, notamment en reconstruisant la tourelle sud-ouest, détruite à la fin du XIXe siècle.
L’Hôtel du Petit Louvre est inscrit sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1986.
Depuis 1989, l’édifice est mis à la disposition de l’association du centre pour l’UNESCO Louis François et de services municipaux.
2 L’Hôtel-Dieu
Afin de comprendre l’origine de l’expression « hôtel particulier », nous devons étudier son étymologie.
Le mot « hôtel » vient du bas latin hospitale désignant l’auberge et du latin hospitalis qui signifie « d’hôte ». Eux-mêmes issus du substantif hospes qui veut dire « celui qui donne l’hospitalité ou qui la reçoit ». Dès 1050, le terme aura le sens d’« hébergement » et de « logement ». Puis, il désigne un « lieu où l’on trouve l’accueil » et qualifie le « logis des hôtes dans un monastère » et l’« Ostel Dieu » au XIIIe siècle. En parallèle, à partir de 1135, l’appellation s’applique également à « (sa propre) maison ». C’est petit à petit qu’elle représente l’habitation d’un personnage important en signifiant « palais royal » en 1225 puis « maison seigneuriale » à la fin du XIVe siècle et enfin « maison de qualité » en 1505.
3 L’Hôtel de ville
La subtilité se trouve dans la fonction secondaire qu’adopte chaque hôtel. Ainsi, il possède plusieurs sens selon ce qu’il désigne. Dans un premier temps, dès le Moyen Age, il fait référence à des édifices à caractère public : Hôtel-Dieu, Hôtel de Ville et hôtel de la Monnaie. Le second sens va correspondre à un lieu permettant de loger des voyageurs en échange d’une contrepartie financière. Enfin, le terme fait référence à une demeure de qualité dans laquelle vit une famille. En effet, dès le Moyen Age, le mot « hôtel » désigne un édifice rare d’assez grande envergure appartenant aux grands seigneurs, aux abbés ou plus simplement à un grand personnage. Afin de distinguer ce dernier sens de l’hôtel de voyageurs, l’expression « hôtel particulier » a été créée. Elle n’existait effectivement pas sous l’Ancien Régime mais apparut nécessaire pour éclairer certaines désignations. C’est uniquement à partir du XVIIe siècle, lorsque se multiplie ce type de résidences, que le mot commence à se répandre.
4 L’Hôtel de Mauroy
Au XIIe siècle, un hôtel est édifié entre la rue du Cerf et la rue de la limace ou de la tête noire, appelé l’hôtel de l’aigle en raison de la présence d’un aigle sculpté sur sa façade.
En 1556, Jehan Mauroy achète l’édifice. C’est à partir de cette date qu’on l’appellera l’hôtel Mauroy et non plus hôtel de l’aigle. Monsieur Mauroy et sa femme n’ayant pas d’enfant, ils décident de léguer leur hôtel aux hôpitaux troyens pour en faire un hôpital pour enfants et un orphelinat. En 1582, les Trinitaires (ordre religieux) arrivent donc à l’hôtel pour s’occuper des enfants bleus, nom que l’on donne aux orphelins en raison de la couleur de leur blouse. Ils ont une forte influence dans la ville si bien que la rue du Cerf est rebaptisée rue de la Trinité. L’hôpital est rapidement rattaché à l’Hôtel-Dieu et seul l’orphelinat subsiste.
Au tout début du XVIIIe siècle, l’orphelinat devient la première manufacture à bras troyenne. Les enfants coupent et filent la laine. Les plus jeunes et les plus fragiles sont mis à la couture.
Des considérations financières poussent l’orphelinat à fermer en janvier 1794. Les orphelins sont transférés à l’orphelinat Saint-Nicolas. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, l’orphelinat reste cependant propriétaire des lieux loués aux contremaîtres qui travaillent dans la manufacture installée au rez-de-chaussée. Puis, la ville devient locataire et y loge des soldats, mais les lieux sont insalubres et les plaintes se multiplient. Finalement, la commission des hospices civils de Troyes dont dépend l’orphelinat décide de vendre le bâtiment en 1856 à Charles Huot qui entreprend de très nombreux travaux de restauration dans l’aile Est, l’aile Nord et au rez-de-chaussée afin de redonner une harmonie à l’hôtel. En 1920, il est acheté par l’Abbé Valton qui transforme le rez-de-chaussée en imprimerie pour y éditer son journal « L’Express de l’Aube » de 1923 à 1944. La SARL Valton reste propriétaire de l’hôtel jusqu’à son achat par la ville en 1966. La Ville de Troyes attribue les lieux à l’Association des Compagnons du Devoir qui se charge de la restauration de l’hôtel afin qu’il puisse y accueillir la collection d’outils du Père Paul Feller. Les travaux se terminent en 1974 et la maison est inaugurée en juin. Actuellement appelée la Maison de l’outil et de la pensée ouvrière, l’ancien hôtel de Mauroy accueille toujours les Compagnons du Devoir et le musée de l’outil.
5 L’Hôtel de Vauluisant
À l’emplacement de l’actuel musée de Vauluisant se trouvait une résidence des moines de l’Abbaye Notre-Dame-de-Vauluisant du diocèse de Sens. Ce dernier la vend en 1481 à Thibaut Berthier. Sa fille, Babelon Berthier, et son mari Nicolas Hennequin en héritent en 1508.
Lors de l’incendie de 1524 la demeure est complètement détruite. La famille Dorigny, alors propriétaire des lieux, donne une partie de son terrain pour la reconstruction de l’église Saint-Pantaléon.
Au milieu du XVIe siècle, la demeure revient dans la famille Hennequin grâce au neveu de Nicolas qui la rachète. Il fait faire des travaux d’agrandissement dans un style Renaissance. À la suite d’héritages, l’hôtel est divisé en trois parties entre deux frères et une soeur. C’est le mari, Jérôme de Mesgrigny, de Marguerite Coiffard (fille de l’un des héritiers) qui réunit de nouveau l’hôtel en une seule demeure. À partir de cette époque, l’hôtel prend le nom de Mesgrigny.
Jean IX de Mesgrigny remanie en profondeur le logis central en reconstruisant toute la façade. Son neveu François, qui habite l’hôtel en même temps que lui, fait édifier l’aile Est donnant sur la rue Charles Fichot, appelée l’aile Mesgrigny. La famille fait également construire les écuries et le portail monumental qui ferme la cour d’honneur. Mise à part une brève période, l’hôtel reste dans la famille de Mesgrigny jusqu’en 1826. Il passe ensuite entre les mains de différentes familles dont les Munié qui louent une partie du bâtiment à un fabriquant de bonneterie et à la Société des Négociants de Troyes surnommé « Le Cercle du Commerce ».
L’hôtel est classé au titre des Monuments Historiques en 1904.
La ville de Troyes l’achète en 1932. D’importants travaux de restauration sont entrepris et l’aile Mesgrigny est louée à « L’Association des Amis du musée de la bonneterie » qui y installe le Musée de la Bonneterie dès 1935. Celui-ci est donné à la ville en 1948. En parallèle, la Société académique de l’Aube installe ses collections d’Arts décoratifs dans l’aile principale dès 1932. Dans les années 50, le musée est transformé en Musée Historique de Troyes et de la Champagne.
6 L’Hôtel Camusat
En 1723, Jacques Camusat, bourgeois troyen, conseiller du roi et major de la milice bourgeoise, fait construire un hôtel particulier qu’il occupe à partir de 1727. Son fils Nicolas rachète l’Auditoire royal de la prévôté (siège permanent du prévôt : magistrat du peuple en matière civile, criminelle et commerciale) jouxtant l’hôtel de Monsieur Camusat père à l’Est de sa demeure. Il transforme ce lieu en dépendance de l’hôtel de son père dans le même style classique. Nicolas Camusat n’ayant pas de descendant, l’hôtel passe à la famille Huez de Pouilly à la veille de la Révolution. Lors de cet épisode et sous le Directoire l’hôtel est mis sous séquestre et est loué au receveur général du département.
L’hôtel est vendu en 1807 à la « Caisse d’Escompte de Commerce » après la fermeture en maçonnerie des portes de communication aux 1er et 2e étages de l’hôtel principal (construit par Jacques Camusat) et l’hôtel secondaire (construit par Nicolas Camusat). Quelques années plus tard l’hôtel est vendu à un négociant troyen.
Il passe ainsi de mains en mains jusqu’à l’arrivée de Monsieur François Soucin au début du XXe siècle qui loue l’hôtel secondaire à la Société du Crédit Lyonnais. À cette époque, les frères Ledanté, architectes, transforment la façade du bâtiment et construisent un dôme vitré au-dessus de la cour de l’hôtel secondaire. Le Crédit Lyonnais achète cet immeuble en 1924 et y est toujours installé. En parallèle, Monsieur Soucin vend l’hôtel principal à la Chambre du Commerce et de l’Industrie de l’Aube en 1921.
Une phase importante de travaux est entreprise dans les années 60.
La chambre du Commerce et de l’Industrie quitte les lieux en juin 2011. Actuellement en travaux de réhabilitation, l’hôtel principal dit Camusat va être transformé en logements.
7 L’hôtel de Marisy
François de Marisy et son épouse, Ysabeau de Louvemont, acquièrent en 1486 une demeure située le long de la rue des Quinze-Vingts ainsi qu’une autre maison mitoyenne. Celles-ci semblent avoir été détruites lors de l’incendie de 1524. Le fils de François, Claude de Marisy, maire de Troyes de 1522 à 1528, décide d’agrandir la parcelle, en achetant l’emplacement d’une maison détruite lors de l’incendie sur la rue des Quinze-Vingts, en 1526. Claude de Marisy et son épouse, Michelle Mollé, y font construire un hôtel autour de 1531.
En 1761, Nicolas Huez, nouveau propriétaire de l’hôtel particulier, fait agrandir la parcelle qui s’étend alors jusqu’à la ruelle des Chats. D’importants travaux sont réalisés en 1801 par Nicolas-Jean-Baptiste Vernier, ancien juge-garde de la monnaie de Troyes et son épouse, Anne- Louise Lerouge, qui acquièrent l’édifice en 1793.
L’Hôtel de Marisy fut frappé par de nombreux projets d’alignement dès les années 1750-60 et plus encore en 1855.
L’hôtel est classé monument historique sur la liste de 1862.
Edme Evrard, négociant en bonneterie, achète la demeure en 1866. Un an plus tard, des travaux de voirie et des inondations souterraines rue Charbonnet entraînent des effondrements et une fragilisation de l’aile de l’hôtel située sur cette rue. Les travaux de reconstruction et de restauration de l’hôtel particulier sont réalisés de 1872 à 1874 par Paul Naples, neveu d’Eugène Millet.
Dans le premier quart du XXe siècle, une porte est percée rue Charbonnet pour donner un accès direct au corps de bâtiment faisant l’angle avec la ruelle des Chats.
La ville de Troyes acquiert l’hôtel en 1982 à la suite du legs fait par son dernier propriétaire privé. Celle-ci entreprend des travaux de restauration de 1985 à 1988 sous la direction de l’architecte en chef des Monuments Historiques, Jean-Michel Musso.
En 2017, la Région Grand Est devient propriétaire de l’hôtel de Marisy et y installe le siège principal de son agence territoriale Troyes Chaumont.
8 La Villa Viardot
A la fin du XIXe siècle, un café se trouvait à cet emplacement, le « café des Boulevards », ainsi qu’une salle de bal construite par l’architecte Léon-Auguste Matrion, la « salle Bécard ». Cette dernière est ensuite renommée « Salon de Paris » et ferme ses portes près d’un mois après son ouverture. Après le café et la salle de bal, les bâtiments deviennent pour une part l’annexe des magasins réunis et pour l’autre, la Maison Pitancier et Perrier, puis la Maison Chenut, vins et spiritueux.
En 1904, Isidore-Xavier Perron, droguiste et marchand de couleurs à Troyes, demande à son ami l’architecte Gaston Viardot de dresser les plans de son futur hôtel particulier. Les travaux de construction, réalisés par les entrepreneurs Grenouillet et Languet, se terminent en 1908.
Véritable chefs d’oeuvre du style Art Nouveau, la villa est caractérisée par de nombreux décors d’inspiration végétale. Ces riches décors sculptés sur les différentes façades sont réalisés par le sculpteur E. Boulin.
Isidore-Xavier Perron décède dans son hôtel particulier, le 16 janvier 1942.
L’édifice est acheté par René-Charles Motton, boucher et marchand de bestiaux à Troyes, en 1943.
À l’intérieur, un magnifique vitrail, réalisé par la « Maison-Vinum-Troyes », est ajouté dans les escaliers en 1947.
En 1984, la Caisse d’Epargne de Troyes acquiert la Villa Viardot afin d’y installer son service commercial et son service des prêts. La demeure étant restée inoccupée une vingtaine d’années, la Caisse d’Epargne doit restaurer l’édifice pour l’aménager en bureaux. Les services sont fermés en 1992 pour cause de restructuration. Puis en 2004, elle décide de faire de la Villa Viardot le lieu de mémoire documentaire et culturel de l’entreprise depuis son implantation en Champagne-Ardenne.
Enfin, la villa est vendue à un cabinet d’huissiers de justice à la fin des années 2000.
31 meters hoogteverschil
  • Starthoogte : 109 m
  • Aankomsthoogte : 111 m
  • Maximale hoogte : 118 m
  • Minimale hoogte : 107 m
  • Totaal positief hoogteverschil : 31 m
  • Totaal negatief hoogteverschil : -29 m
  • Maximaal positief hoogteverschil : 4 m
  • Maximaal negatief hoogteverschil : -5 m